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« Une Sagesse ancienne pour un Monde nouveau »

Le Graal une Quête intérieure

Ce mois-ci, nous vous proposons de lire un extrait du livre « Le Graal une Quête intérieure », publié par la Diffusion Rosicrucienne. Il a été écrit par Philippe Deschamps.

Pour comprendre le Graal, encore faut-il avoir perçu les liens qu’il a entretenus avec le Celtisme, le Christianisme, l’Islam et d’autres courants moins connus, quoique tout aussi influents, qui contribuèrent à lui conférer son caractère de Mythe universel et intemporel. Le Graal est certes le symbole du progrès individuel, de la quête de perfection que l’âme nous pousse à livrer. Mais il est aussi celui d’une aspiration collective de tous les être humains à une existence plus élevée.

Le Graal une Quête intérieure

LA QUÊTE DU GRAAL, UNE MANIÈRE DE
CONCEVOIR LA VIE EN TANT QUE VOIE

Il existe autant de manières de participer à l’existence que d’individus sur terre. L’une d’entre elles consiste à se laisser flotter tel un bouchon sur les vagues de la vie, entraîné de-ci, de-là, au hasard des événements quotidiens, sans exercer de contrôle. Une autre pourrait consister à se former sans cesse, afin de demeurer dans le meilleur de la société. La troisième pourrait poursuivre le seul objectif de remplir des fonctions biologiques d’assimilation, de croissance, de production et de reproduction, dans l’insouciance du sens éventuel que pourrait posséder ce processus complexe. La voie du Graal se révèle comme celle de l’homme d’intelligence et de cœur. Elle associe et utilise toutes les potentialités du développement humain, à la fois sur les plans physique, intellectuel et surtout spirituel.

Les romans recèlent de nombreux indices de ce travail de croissance. Le chevalier d’Arthur n’est pas homme à se laisser vivre. Il reste tendu vers un but et passe d’aventure en aventure, sans discontinuer. Il devient alors possible de lire ces récits comme autant de tableaux descriptifs de leçons à méditer.

Le cadre général du cycle arthurien semble fixé par le destin. Merlin l’affirme plusieurs fois : « Je ne suis que le serviteur de la Providence. » Il incite Arthur à créer son ordre et à réunir les meilleurs serviteurs du royaume. La Table ronde sert de cadre à la quête du Saint Graal, que le druide, maître spirituel, initie pour son temps. Lorsque les êtres espérés ont atteint l’objectif, le cycle arthurien peut se refermer et la société des zélés se désagréger. Tout redevient comme au commencement. Les causes de la clôture du cycle attendaient dès l’origine que leur potentiel de destruction puisse, comme dans le phénomène de vieillissement du corps humain, entrer en action. A priori, la vision des romans affirmerait une position fataliste.

À y regarder de plus près, il semble pourtant que les choses se compliquent. Tout comme la vie ne peut se terminer autrement que par la mort, le parcours de l’humanité doit tôt ou tard s’achever dans un épanouissement de la conscience inimaginable en l’état actuel de l’homme. Néanmoins, le chemin emprunté par les individus qui concourent à l’objectif général ne semble pas fixé par le destin. Dans les textes, chaque chevalier suit son parcours particulier et rencontre des épreuves à sa mesure. Bohort choisit une voie plutôt ascétique, Perceval préféra se marier… Tous, ils rencontrent des ermites ou des personnages providentiels qui les mettent en garde contre leurs égarements ou leur indiquent le meilleur chemin à suivre. Tout se passe comme si, sur fond de destinée globale, les chevaliers conservaient leur libre arbitre.

(…) Fin de l'extrait